ROYAUME DU MAROC
Ministère de l’Energie,des Mines,de l’Eau et de l’Environnement
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Zone d’intervention
Le risque inondation
Concernant le risque inondation, l’étude relève que le Bassin du Draa qui englobe la région d’Ouarzazate et Zagora est sujet à de violentes et intermittentes crues liées aux précipitations qui ont lieu fréquemment entre Novembre et Mars. Drainé par deux systèmes hydrographiques constitués par les oueds Ouarzazate et Douchen à l’ouest et l’oued Dades et son principal affluent, l’oued M’Goun à l’ouest, le Bassin du Draa a une grande partie de ses communes en zone inondable. En effet, 46 communes sont en général impactées par les inondations. La cartographie des zones à risque du Basin du Draa indique que les palmeraies sont entièrement localisées dans les zones inondables de même que les sites vulnérables de ce Bassin abritent des enjeux socio-économiques qui risquent d’être impactés en période d’inondation.
Pour ce qui est de la province de Guelmim, elle est soumise au risque d’inondation ; dû au débordement de trois oueds principaux : Oum Laachar, Seyad et Noun. Le territoire est une zone exposée aux risques d'inondations liés au débordement de ces Oueds avec pour conséquences l’atteinte à la vie humaine et la destruction d’infrastructures (ponts, radiers, routes), de maisons et d’espaces agricoles. Le périmètre de la province de Tata, principalement irrigué par les Oueds Tata, Draa, Akka Iguirne, Tamanart, Ait Ouabli, Akka et El Maleh est soumis également à différents types d’inondation (débordement direct des oueds, crues torrentielles, ruissellement en secteur urbain). Les risques les plus importants sont liés aux crues des pluies venant de l’Anti-Atlas.
Les débordements des oueds dans ce secteur sont dus à l’absence de réseau d’assainissement pluvial, aux pluies importantes et à la destruction d’ouvrages hydrauliques.
Conernant la plaine de Tafilalet, les zones les plus vulnérables sont Boudnib, les Gorges de Toudgha, Erfoud, Errachidia, la vallée de Toudgha et Rissani.
La fréquence des crues qui touchent les communes et le niveau des dommages varient d’une commune à l’autre. Par conséquent ; les communes ne présentent pas le même niveau de vulnérabilité face au risque d’inondation.
Les trois zones, objet de l’étude, sont vulnérables au débordement des oueds qui les drainent. Les inondations passées ont montré l’insuffisance du réseau de surveillance des crues.
L’analyse de la chaîne d’alerte existante a fait ressortir un ensemble de points faibles, notamment au niveau organisationnel avec une lenteur constatée dans la transmission et la diffusion de l’information, une absence d’organisations locales et de moyens d’alerte, et une insuffisance de la réglementation en usage, ainsi qu’au niveau technique avec des mesures hydro pluviométriques inadaptées et indisponibilité d’outils techniques pour la réception, l’analyse et le traitement des données pour la prévision des crues et le déclenchement de l’alerte.











